21. Le Gros Buisson

Le lieu-dit « Gros Buisson » est reconnaissable  grâce à sa petite chapelle en pierre calcaire et brique rouge. Elle est située le long de l’Avenue de la Vecquée sur la crête entre Marlaire et Fontaine. Cette crête se prolonge vers ferme de Reumont. L’édifice religieux fut construit en 1870  par le curé Germiat sur un terrain donné par mademoiselle Abras de Namur, propriétaire de la ferme de la Dierlaire.

Cette chapelle pouvait contenir au départ une cinquantaine de personnes. Elle fut agrandie de moitié et un jubé y fut ajouté par le curé Delvigne en 1882. On peut encore distinguer la jonction des 2 constructions par une différence de couleur des briques.

En 1914, pour des raisons militaires, l’armée  fit sauter le clocher.
Celui-ci sera reconstruit en 1925.

Ethymologiquement, ce nom signifie un endroit remplit de taillis et de broussailles ou un endroit pourvu d’une hostellerie, déformation du mot « Gros Bouchon ».

Cette endroit a renfermé un cimetière gallo-romain à l’angle de la Vecquée et de la rue des Trois Fortins. Il fut fouillé en 1887 par une équipe d’archéologues qui mit à jour une cinquantaine de tombes. On pense qu’elles appartenaient à des esclaves ou à des colons dépendant d’une villa romaine voisine.

Le chemin « Su l’Tîgje » qui relie la chapelle à la ferme de Reumont (chemin de Reumont actuel) servait de lieu pour élever le bûcher du grand feu du premier dimanche de carême. Il pouvait ainsi être vu par une grande partie des habitants du village. Les anciens racontent qu’il fallait voir 7 grands feux pour qu’un vœu soit exaucé…

Texte Philippe Anciaux