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Réveillon au Centre Croix Rouge de Belgrade

Le 31 décembre le Centre Croix Rouge de Belgrade qui héberge plusieurs centaines de demandeurs d’asile, ouvrait ses portes à tout un chacun pour venir fêter ensemble l’année nouvelle. Une 15aine de Malonnois, enfants et parents étaient présents ce soir-là pour un réveillon un brin différent mais tellement enrichissant !
Familles, membres du Collectif Citoyen Solidaire de Namur, résidents et travailleurs du Centre Croix Rouge ont fait la fête ensemble dans une ambiance chaleureuse à l’image de l’esprit qui règne au centre. Au programme : un repas festif, un spectacle de clowns pour les enfants, un feu d’artifice mais surtout 2 magnifiques concerts de musique de résidents rappelant que nous sommes tous solidaires sur cette planète, et nous appelant à nous réveiller pour défendre les liens qui nous unissent à la terre. Cette terre qui aujourd’hui vit de profonds bouleversements.
Avec émotion, nous avons assisté aux premières vibrations en public des tout nouveaux « krars » joués par deux Erythréens. Ces instruments proches de la lyre et de la harpe, ont été fabriqués avec  l’aide d’un luthier amateur de Malonne, qui leur a ouvert la porte de son atelier. La piste de danse était bien vite remplie par les résidents érythréens retrouvant les airs de musique de leurs pays.  Si l’envie vous vient de rejoindre cette ambiance conviviale, sachez que le Collectif Citoyen Solidaire organise un petit déjeuner une fois par mois au Centre Croix Rouge de Belgrade (Chemin de la Plaine 5001 Belgrade, entrée juste après le Delhaize). Les prochaines dates prévues sont les 23 février, 23mars, 20 avril, 18 mai,15juin, 20 juillet, 17 aout, 21septembre, 19 octobre, 16 novembre, 21 décembre. Marie Verstraeten  (Projet Solidarité d’ici et d’ailleurs de Malonne Transitionne)  

Compte-rendu du café citoyen du 14/12

Pour rappel, un Café Citoyen est un lieu de rassemblement où les participants vivent un moment convivial de partage d’idées et de réflexions sur les sujets liés à la transition, l’environnement, l’énergie, la biodiversité, les changements climatiques, les actions citoyennes diverses ; etc.

Lors de cet événement, nous avons accueilli un peu moins de 30 personnes à l’Institut Saint-Berthuin de Malonne autour de trois thèmes principaux choisis par les participants eux-mêmes. Ceux-ci étaient la permaculture, la conscientisation citoyenne et les énergies renouvelables. Dans ce compte rendu, nous allons vous expliquer les grandes lignes des discussions de chaque groupe.

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Permaculture

Dans un premier temps, chacun s’est exprimé sur le sujet de la permaculture par ce qu’il y comprenait dans le terme ou dans sa généralité. En quelques mots, quelques explications ont été données sur l’origine du terme permaculture, théorisé par Bill Mollison et David Holmgren dans les années 1970. La permaculture est basée sur l’observation de la nature et de son fonctionnement.

La méthode permaculturelle repose sur trois principes éthiques forts :

  • Prendre soin des humains
  • Prendre soin de la Terre (de tout le Vivant)
  • Partager équitablement

Nous avons, entre autres, discuté du fait que, plus qu’une méthode, la permaculture est essentiellement une philosophie de vie. Elle est applicable à tous les domaines de la vie tels que l’alimentation, l’énergie, l’enseignement, les relations sociales, etc.

La conversation s’est orientée assez rapidement vers ce qu’est l’alimentation durable ainsi que les différentes possibilités pour les Malonnois d’acheter des produits locaux et éthiques.

Dû à un temps limité, les questionnements sur ces vastes sujets n’ont pas pu être tous posés. Il est donc envisageable de revenir sur cette thématique lors d’un futur café citoyen.

Énergies renouvelables

Les attentes principales des participants à cette table de conversation étaient de trouver un moyen efficace pour sortir des énergies fossiles et du nucléaire. Un point intéressant a été mis en évidence, il ne suffit pas de trouver une énergie renouvelable pour consommer tout autant, il faut premièrement apprendre à réduire sa consommation excessive pour éviter un effet rebond (mesures qui permettent de polluer moins, mais qui entraînent la population à consommer plus).

Une envie de créer une coopération citoyenne afin de financer une éolienne malonnoise est apparue. Xavier Gillon (voir avec Nathalie le nom exact) est un entrepreneur sur la région de Namur qui veut créer un bouquet énergétique complet et renouvelable, il est donc un premier contact vers ce type d’idée.

L’idée de sensibilisation est apparue aussi lorsque la discussion s’est tournée vers les commerçants qui éclairaient leurs vitrines lors des heures de fermeture. Il y a également l’aspect éclairage public qui est tantôt trop présent et donc dérange et tantôt trop rare et donc peut être dangereux pour les piétons.

Cinq idées et/ou solutions sont ressorties de la discussion :

  • Apprendre à créer un feu de bois efficace pour le chauffage
  • Création d’un canevas de la consommation de chaque appareil au sein d’un ménage
  • Sensibiliser les acteurs à la consommation énergétique (ménages, commerces, écoles, etc.)
  • Créer un recensement des points d’éclairage afin d’en parler avec la ville de Namur. Lesquels sont inutiles et lesquels devraient être mis en place.
  • Accompagner les citoyens pour les aider vers le changement ou la transition.

Conscientisation citoyenne

Les échanges ont débuté en définissant ce qu’était vraiment le terme de « conscientisation ». D’une part, certains participants évoquaient le fait du « devoir » de chacun d’essayer d’influencer positivement les autres concitoyens tandis que d’autres expliquaient que la conscientisation de citoyen à citoyen n’était pas, selon eux, le moyen le plus efficace. Ces derniers mettaient l’influence des politiques davantage en avant.

Le thème de la solidarité a été repris à de nombreuses reprises. En effet, plusieurs participants proposaient l’hypothèse que si l’éducation était davantage axée sur la solidarité, l’entraide et le partage, cela donnerait naissance à des échanges et des possibilités de remises en question plus importantes qu’aujourd’hui concernant les questions de transitions écologiques/énergétiques et les gestes du quotidien à réaliser pour limiter notre impact négatif.

« Comment conscientiser sans imposer ? ». Cette question a permis de mettre en avant la difficulté d’échanger et de partager avec des personnes non soucieuses des changements et urgences climatiques. Un exemple très parlant a été mis en avant. Une participante a expliqué qu’elle venait à son travail avec des yaourts faits maison dans des pots de verre. Plutôt que d’imposer ses choix et de juger ceux qui ne fonctionne pas de cette façon et consomme des produits de grandes surfaces avec des emballages plastiques, la curiosité et les échanges ont permis à d’autres personnes de vouloir venir avec des yaourts également faits maisons. La difficulté de rentrer dans un profil “d’expert de l’écologie” aux yeux des autres a permis de voir que ce statut pouvait apporter de la gêne chez les autres, car ceux-ci ne se retrouvant pas dans les propos de ce désigné « expert », peuvent se braquer et donc ne plus vouloir échanger paisiblement.

L’influence des multinationales et des politiques a également été abordée. Des participants évoquaient le fait que ce n’était pas du ressort de ces grandes sociétés d’influencer le citoyen, car ces derniers ne pensaient qu’au rendement de leurs produits. D’autres expliquaient que justement, ces derniers devraient instaurer petit à petit des normes « écologiques » pour influencer les personnes qui de prime abord ne seraient pas sensibles aux questions climatiques.

La question de « comment conscientiser ces personnes qui ne se préoccupent pas de l’environnement » (mots repris de participants) à permis de nombreux échanges très actifs. Les participants semblaient vraiment divisés en deux camps. Ceux qui pensent qu’il faut imposer des normes et davantage punir les actes en total désaccord avec les envies de changements et d’évolution. Et ceux qui expliquent qu’imposer des choses n’est pas utile si les personnes ne comprennent pas les raisons cachées derrière.

Conclusion

En conclusion, nous avons passé un moment agréable autour d’un petit verre (Philomène, jus locaux et thé glacé maison) avec des petits biscuits « home made » par le comité organisateur. D’intéressants échanges se sont créés et pour ne pas les laisser dans ce café citoyen, n’hésitez pas à réagir via le germoir du site internet de Malonne Transitionne pour concrétiser certaines idées.

Pour le prochain café, nous vous attendons le samedi 22 février 2020 à 19h sur le thème de “La simplicité volontaire” à l’Institut Saint-Berthuin de Malonne. Les informations et les modalités d’inscription se trouvent sur le site internet !

L’équipe Café citoyen : Martine Dejardin, Thomas Louis et Nicolas Monclin

[Lecture] Petit manuel de résistance contemporaine

Martine D. et Marie vous présentent leur neuvième fiche de lecture. Bonne découverte.

L’auteur :

Né en France en 1978, Cyril Dion est un écrivain, poète, réalisateur et militant écologiste. Il est particulièrement connu comme un des initiateurs et premier directeur du Mouvement Colibris ainsi que comme coréalisateur des films documentaires Demain et Après-demain et cofondateur du magazine Kaizen.

Résumé :

Que faire face à l’effondrement écologique qui se produit sous nos yeux ?

Dans ce petit livre incisif et pratique, l’auteur s’interroge sur la nature et l’ampleur de la réponse à apporter à cette question.

Face aux bouleversements que nous devons affronter, il propose d’entrer en résistance, comme d’autres sont entrés en résistance lors de la seconde guerre mondiale, contre la logique à l’origine de cette destruction massive de nos écosystèmes. Une résistance autant personnelle qu’avec un engagement sociétal.

L’écrivain développe la thèse que les récits jouent un rôle prépondérant dans l’évolution de la société : les choses changent quand il y a suffisamment de personnes qui se racontent une nouvelle histoire et engagent une lutte non-violente dans la rue, comme pour les droits civiques ou les droits des femmes.

Dans la première partie, il cite de nombreux chiffres(nombres arbres coupés par an, etc) afin de marquer le lecteur. Puis il dresse une analyse de nos sociétés. Enfin il propose une réflexion tournée vers l’avenir, avec des pistes d’action, au-delà du cadre strictement écologique.

Pourquoi nous avons envie de partager avec vous cette lecture

Ce livre est dense, percutant et original par son approche de résumé et d’analyse des démarches de sensibilisation entreprises les quelques dizaines dernières années pour une prise de conscience collective. C’est à la fois un récit, un plaidoyer, une référence, une mine d’informations.

Le mérite de cet ouvrage est de nous faire réfléchir et d’inviter à au moins essayer l’agir local, car on a tout à y gagner.

 

« Petit manuel de résistance contemporaine »– Cyril Dion

(Editions Actes sud/Colibris– Mai 2018)

[Lecture] Nous sommes ce que nous mangeons

Martine D. et Marie vous présentent leur huitième fiche de lecture. Bonne découverte.
L’auteur :

Née à Londres en 1934, le docteur Jane Goodall, primatologue et toujours active, ne cesse de parcourir le monde afin d’alerter l’opinion publique sur les dangers qu’encourt notre planète. Elle tente de faire évoluer les comportements individuels vers une meilleure prise de conscience des enjeux environnementaux.

Elle a fondé l’Institut Jane Goodall pour la protection de la biodiversité, l’aide au développement durable et l’éducation.

Résumé :

Les ressources naturelles à la base de l’alimentation de l’homme et des animaux sont gravement menacées : déforestation, surexploitation des sols, élevage intensif, pollution des océans. C’est en constatant que ces problèmes sont liés au mode de vie adopté par les pays industrialisés que l’autrice a commencé à s’intéresser de près à la nourriture des hommes – une nourriture de plus en plus dénaturée.

 

Face à de tels enjeux, le Docteur Goodall apporte des réponses immédiates, qui s’inscrivent dans une démarche globale de protection de la biodiversité, d’aide à la gestion durable et équitable des ressources.

Plus qu’une synthèse des grandes questions alimentaires d’aujourd’hui, ce livre engagé propose des éléments concrets aux consommateurs (consom’acteurs) qui veulent se réapproprier la liberté de bien se nourrir.

Pourquoi nous avons envie de partager avec vous cette lecture

Ce livre est un essai, une étude scientifique, mais se lit facilement, comme un doux rappel à l’ordre pour une consommation plus intelligente et plus durable.

Il a été écrit il y a déjà plus de 10 ans, au début de la prise de conscience qui a pris de l’ampleur depuis lors et qui n’est plus considérée comme une lubie ou une mode mais bien une nécessité absolue.  A lire pour ouvrir les yeux (et même si déjà fait).

L’autrice nous rappelle qu’en tant qu’individu chaque aliment acheté est un vote et que nos actions personnelles, même petites, peuvent faire la différence.

 

« Nous sommes ce que nous mangeons »– Jane Goodall

(Editions Actes sud – 2008)

 

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