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[Lecture] Sapiens

Martine D. et Marie vous présentent leur onzième fiche de lecture. Bonne découverte.
Lauteur : Yuval Noah Harari, né en 1976, est un professeur d’histoire, historien et écrivain israélien. Il a obtenu son doctorat d’histoire à Oxford en 2002 et s’est spécialisé dans l’histoire du monde, l’histoire militaire et l’histoire médiévale. Résumé : Il y a 100 000 ans, la terre était habitée par au moins six espèces différentes d’hominidés. Une seule a survécu : nous, les Homo Sapiens. Comment notre espèce a-t-elle réussi à dominer la planète ? Comment en sommes-nous arrivés à créer les concepts de religion, de nation, de droits de l’homme ? A dépendre de l’argent, des livres et des lois ? A devenir esclaves de la bureaucratie, des horaires, de la consommation de masse ? Et à quoi ressemblera notre monde dans le millénaire à venir ?

Les recherches de l’auteur abordent des questions très générales : quelle relation entre l’histoire et la biologie ou qu’est-ce qui distingue Homo sapiens des autres espèces par exemple. La justice a-t-elle cours dans l’histoire ? L’histoire suit-elle une direction ? Les gens sont-ils plus heureux au fil du temps qui passe ? Quelles questions éthiques la science et la technologie posent-elles au 21ième siècle ?

Une foule de questions auxquelles l’auteur donne ses propres réponses, à l’aide de multiples exemples.

Pourquoi nous voulons le partager avec vous :

Sapiens est un livre audacieux, érudit et provocateur. Il mêle l’histoire à la science pour remettre en cause ce que nous pensions savoir sur l’humanité : nos pensées, nos actes, notre héritage … et notre futur. L’ouvrage aborde les grandes questions de l’histoire moderne dans un langage simple et très accessible à tous et nous fait réfléchir à notre place dans l’univers.

En attendant de pouvoir louer ce livre à la bibliothèque (on peut aussi le trouver en version poche et en seconde main), vous pouvez déjà lire en ligne les articles écrits par l’auteur sur l’actualité : https://www.ynharari.com/fr/category/articles-fr/

SAPIENS de Yuval Noah Harari (Albin Michel, 2015)

Piéton, cycliste, cavalier : Alain Passe, tu passes !

Vingt-quatre rues de Malonne viennent de recevoir une nouvelle signalisation routière. Celle-ci indique que, si ces voiries sont des culs-de-sac pour les voitures, on peut poursuivre son chemin à pied, à vélo ou à cheval.

Cette réalisation, baptisée « Alain passe, tu passes », est le fruit d’une belle collaboration entre le groupe Valorisation des Sentiers de Malonne Transitionne, l’association Tous à pied et la Ville de Namur.

L’opération vise à encourager la mobilité douce, et plus précisément à contrer l’effet dissuasif que peuvent avoir sur le piéton, le cycliste ou le cavalier les panneaux routiers signalant une impasse. Car si une rue peut être sans issue pour les voitures, elle se prolonge souvent par un sentier qui permet de poursuivre son cheminement, offrant ainsi un lieu de promenade champêtre ou un raccourci efficace. Encore faut-il le savoir…

Concrètement, une modification introduite en 2013 dans le Code de la route permet de régler ce problème. Un nouveau type de panneau, baptisé F45b, ajoute, au-dessus du « T » à barre rouge figurant une voie sans issue, le dessin d’un piéton, d’un cycliste, voire d’un cavalier. C’est peu coûteux, puisqu’il suffit d’apposer un autocollant réfléchissant spécial sur le panneau existant.

Malonne, avec sa voirie compliquée, son relief accidenté, ses multiples lieux-dits et son réseau dense de sentiers, possède un nombre élevé de situations similaires. À l’instar de ce qui a déjà été réalisé dans d’autres communes voisines (Sambreville, Yvoir, certains quartiers de Namur), notre village se prêtait bien à la concrétisation de telle opportunité.

L’initiative en revient au groupe Valorisation des sentiers de la nouvelle association Malonne transitionne. Coordonnée par Antoine Rousseau, cette douzaine de Malonnois convaincus de l’intérêt pratique, écologique, social, culturel, sportif de ces multiples chemins parfois oubliés, se donne pour objectif de les faire (re)vivre : les faire mieux connaître, les baliser, les remettre en état, voire les rouvrir.

Introduire cette modification de la signalisation routière était pour le groupe relativement simple. Car la campagne « Alain passe, tu passes » est coordonnée, au niveau wallon, par l’asbl Tous à pied (anciennement Sentiers.be), qui fournit les autocollants aux associations locales qui le demandent. Un recensement de tous les chemins malonnois pouvant en bénéficier a été effectué par le groupe, qui l’a fait valider par la police locale de Namur : 24 culs-de-sac malonnois ont ainsi été sélectionnés. Une fois ce travail achevé, ce sont les services de la Ville qui ont eux-mêmes intégré les nouveaux pictogrammes dans les panneaux existants, au début du mois de mars.

Voici la liste de ces 24 rues en impasse concernées, où la signalisation a été adaptée.

Taille des Sarts – Grand Babin. Chemin du Herdier (Petit-Bois). Cortil Waha. Chemin des Pierres. Chemin du Herdier (Hautes-Calenges). Route d’Insepré. Champ-Ha. Beau Champ. Rue Lakisse. Rue de la Vigne. Sur le Crestia. Rue de la Majolique (un panneau de chaque côté). Voie du Tram. Rue des Monastères. Rue du Landoir. Rue du Champ-Hard. Fond de Tienne. Chemin des Trois fortins. Haute-Fontaine. Basse-Fontaine. Sous la Grange. Rue du Chepson. Chemin du Chêne Jacqueline. Rue des Criquets.

Ces chemins et sentiers vous attendent, il ne vous reste plus qu’à les emprunter.

Jean-François Pacco

Compte-rendu du café citoyen du 22/02

La simplicité volontaire

Pour ce deuxième Café Citoyen organisé par Malonne Transitionne, nous avons reçu Monsieur Marcel Guillaume pour nous parler de son expérience.

Dans un premier temps, il a expliqué les bases de ce concept, la simplicité volontaire ou la sobriété heureuse. L’objectif de ce mode de vie est d’aller vers un mieux à titre individuel et au rythme de chacun. Monsieur Guillaume introduit la notion du « assez » plutôt que du « toujours plus », elle implique de sortir de la concurrence quotidienne afin d’atteindre le « assez ».

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Plusieurs portes d’entrées s’ouvrent à la simplicité volontaire comme la préoccupation écologique, la quête de sens, la demande de justice sociale ou d’autres. Pour commencer, il faut arriver à prendre le temps, découvrir l’inconnu et de se contenter de ce que l’on possède et de ne plus viser un idéal. Il y a donc une notion de compensation qui s’installe ; comment compenser un mi-temps de travail pour un gain de temps, quelques exemples comme la création d’un potager, se fournir à sa propre énergie, etc.

Le désencombrement permet également un gain de temps ainsi qu’un gain d’argent. Il y a plus de place chez soi pour les choses importantes et la revente des objets qui ne sont plus nécessaires permet un apport financier.

Selon Marcel Guillaume, grâce à la simplicité volontaire, il y a moins de freins afin de gagner du temps, de retisser des liens avec les autres et soi-même.

Pour conclure ce Café Citoyen, un groupe pour la transition volontaire est en cours de création avec des personnes de « Floreffe en Transition ». Pour toutes questions ou envie de faire partie de ce groupe, n’hésitez pas à nous envoyer un mail via le formulaire de contact.

En attendant n’hésitez pas à remplir votre agenda pour le prochain Café Citoyen du 24 avril qui portera sur les familles en transitions.

L’équipe Café citoyen : Martine Dejardin, Thomas Louis et Nicolas Monclin

[Lecture] Saison brune

Martine D. et Marie vous présentent leur dixième fiche de lecture. Bonne découverte.

Lauteur :

Philippe Squarzoni est un auteur de bande dessinée « à la plume éprise de justice et de liberté ».  Après des études de Lettres, il sengage dans plusieurs actions politiques et humanitaires (Croatie, Mexique, Palestine). Ses albums traitent de sujets politiques, historiques, sociaux (Garduno en temps de paix, Zapata en temps de guerre, Torture blanche, Dol, Drancy-Berlin-Oswiecim, Les Mots de Louise) ou davantage poétiques (Un après-midi un peu couvert).

Résumé :

Une fois nest pas coutume, cette fiche de lecture vous invite à découvrir une bande dessinée. Si le langage graphique du 9ème art permet souvent damener légèreté et humour au sujet traité, il nest en est pas ainsi de Saison brune, ouvrage marqué par un style sobre et élégant, mais aussi poétique.

La saison brune, cest cette période dindécision entre lhiver et le printemps, dans le Montana américain, lors de laquelle la nature semble hésiter pendant quelque temps encore entre labandon de la froidure et la torpeur de lhiver et le renouveau printanier.

Toute la BD est empreinte de cette indécision, de cette position oscillant constamment entre lenvie de comprendre la spirale dans laquelle notre monde sest engouffré et dagir pour en limiter les impacts ; et lapathie, la croyance en laspect dérisoire de nos actions individuelles.

Cette BD propose un exposé très clair danalyses scientifiques et dinterviews de spécialistes du changement climatique, entrecoupé de réflexions personnelles de lauteur, des pensées liées au cheminement qui sopère en lui au fur et à mesure quil découvre l’état des lieux de notre monde (augmentation des gaz àeffet de serre dans latmosphère, fonte des glaciers, montée des eaux, multiplication des tempêtes, sécheresse accrue, ), la façon dont les humains en sont arrivés là et les perspectives pour les décennies àvenir (différents scénarios d’augmentation des températures, risques d’effets de seuil, risques de rétroactions positives).

On sort de ce livre un peu secoué par le foisonnement dinformations et les questions que celles-ci font surgir sur nos moyens dagir, sur les capacités des sociétés humaines à ouvrir une nouvelle porte vers un futur soutenable. Le désespoir peut même guetter le lecteur à la lecture des dernières pages mais, comme le dit Clive Hamilton, « nous devons nous donner le droit d’être désespéré car ce nest quen confrontant la vérité, en acceptant les faits tels quils sont présentés que nous pouvons envisager l’étape suivante : laction ».

Et, surtout, quel plaisir de dévorer cette BD au style fluide et au graphisme épuré, dans laquelle les discours scientifiques et politiques sont rendus facilement accessibles par un langage limpide et des images éclairantes.

Pourquoi nous avons envie de partager cette lecture avec vous?

Le format BD de ce livre dense fournit une somme considérable dinformations de manière très pédagogique, Philippe Squarzoni réussit là le pari difficile de fournir un résumé à la fois lisible et complet des données existantes (au moment de sa rédaction) sur le changement climatique et les divers scénarios possibles pour le futur.

Mais la richesse de cet ouvrage vient surtout de la beauté de ses dessins et de ses interludes qui nous emmènent dans limaginaire de lauteur, dans ses pensées, dans ses doutes et dans ses certitudes.

Philippe Squarzoni, Saison brune, Delcourt, 2012

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